L’ensemble des trois camps Canaan logent près de 30 000 personnes dans la précarité la plus totale, à moins de 30 minutes de Port-au-Prince. Les responsables se sont plaint de l’absence absolue des ONG. «Promesses, promesses. Ils ne sont venu que pour parler de théorie. Nous on veut de la pratique, plus de théorie. »
Il n’y a à Canaan aucune source d’eau potable ni d’électricité. L’air est aussi aride que l’ambiance qui s’en dégage. On y survit, on y dépérit.
Les hommes y ont fait des «routes» à mains nues, mais aucun camion n’est venu.

Ce n'est pas l'espace ici qui manque. Ce sont plutôt les ressources.

Un homme aménage sa nouvelle terre abrupte et rocailleuse.

La fumée emplie la maison qui fait office de cuisine. La mère du foyer marche à peine. Elle s'est cassé la jambe la semaine dernière. Elle s'est fait un bandage de fortune et attend de guérir.

Le puit aménagé par les habitants de Canaan 3. Il est à sec et vaseux. Les gens y ont bu abondamment. Depuis, le choléra s'est développé. Cause à effet ou recherche d'un coupable ?

Le bruit des bêches qui frappent la terre et les cailloux est à l'image de la pauvreté de se sol. Maïs, melon et pois peut-être, dans quelques mois.

«Des gens se sont nourrit de terre. On avait pas le choix.»
Publié dans Haïti, Reportage
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